Sangre Latina/ Latin Soul

 

Ces photos sont le début d’une histoire intime et tout en profondeur de la vie de Ludmila Pagliero, Danseuse “Etoile” du Ballet de l’Opéra de Paris, connue pour son manque d’ouverture aux danseurs formés hors de son école. En 2012, Ludmila devient la première argentine et latino-américaine à atteindre le titre suprême. Une histoire de vie faite de rêves, de dépassement et de passion qui va au-delà de Ludmila en tant que danseuse et sur scène, et qui vise à révéler, petit à petit,  la femme qui fait l’artiste, hors de l’Opéra.

Sangre Latina cherche à dépasser les représentations traditionnelles du danseur de ballet et du monde du ballet, au-delà de la performance, de la technicité, du maquillage parfait et des portraits posés. Refléter la simplicité mais aussi la complexité de la femme derrière la célébrité à travers une approche documentaire et transmédia.

C’est aussi un dialogue entre elle et moi, entre deux femmes de la même génération, entre deux rêveuses qui ont adopté le pays de l’autre, entre la France et l’Argentine, entre deux cultures qui nous font un peu d’ici, un peu d’ailleurs. C’est aussi pour moi un retour dans le monde de la danse, qui fut mon école et ma formation professionnelle durant ma jeunesse.

Après l’avoir contactée par Facebook en 2016, convaincue que c’est moi qui pouvais raconter son histoire, de prendre un café ensemble en 2017 et de gérer les permissions de l’institution, nous avons commencé notre collaboration en janvier 2018. Je projète de la suivre jusqu’à sa retraite officielle du Ballet de l’Opéra, en 2025. Le titre du projet vient d’une de ses expressions lors d’un entretien ensemble.